Press Reviews

Volume XIX – Dispersion. Pièces pour piano d’Erwin Schulhoff, Paul Hindemith, Alfredo Casella, Raymond Moulart et Louis Vierne Steven VANHAUWAERT (piano) 2016-DDD-73′ 28 »- Notice en français et en anglais-Hortus 719 Après les errances et les désespoirs du volume XVIII, voici de quoi requinquer l’ambiance ! Le CD démarre en trombe avec les brillantes Fünf Grotesken de Schulhoff (1917), décidément un compositeur qui surprend toujours. Ces cinq petites danses allantes et bien rythmées sont jouées avec une verve folle; elles évoquent tour à tour Hindemith, Roussel ou Prokofiev. Une belle découverte, à laquelle on reviendra souvent ! Quand Hindemith compose le cycle In einer Nacht, il a trente ans et va bientôt se lancer dans sa période iconoclaste. En 1919, il est encore assez sage, et écrit ces 19 petites pièces, sous-titrées « Rêveries et expériences ». Souvent atonales, de caractère introspectif, elles alternent, pour le pianiste, un jeu raffiné (les numéros 11 ou 16) à une écriture puissante, comme dans la grandiose double fugue finale. Page mineure d’après Michel Stockhem, auteur de la remarquable notice de ce CD, Inezie, de Casella, petit cycle de cinq minutes à peine, tourne autour de notes obsédantes, même dans la berceuse conclusive. Qui se souvient de Raymond Moulaert (1875-1962) qui fit une remarquable carrière académique en Belgique ? La Sonate pour piano ici présentée (1917) témoigne d’un talent dérivé de Saint-Saëns ou de Fauré. Tempi allègres alla Ravel pour le premier mouvement, fluide rêverie centrale, et presto finale en forme de perpetuum mobile : une musique somme toute fort agréable. Revenons tout de même à l’ambiance morbide de ces années de guerre avec Le Glas de Louis Vierne, extrait d’un recueil qui n’a jamais vu le jour : le Poème des cloches funèbres. C’est une marche lente, un crescendo lugubre. Le pianiste belge maîtrise l’écriture complexe de ces différentes pages, pour en rendre toute l’expressivité tendue, tragique même.- Bruno Peeters, Crescendo Magazine, Nov 2016

 

“Il y a des figures dans l’histoire en général, et dans celle de la musique en particulier, qui semblent avoir joué de malchance. C’est le cas, par exemple, du compositeur tchèque Erwin Schulhoff : enrôlé dans l’armée autrichienne pendant la première guerre mondiale, il mourra de la tuberculose, prisonnier dans la forteresse de Wurzbourg en 1942… Comme le résume brillamment Michel Stockhem dans le livret du présent disque (qu’il faut lire), « il y a quelque chose de fatal dans la juxtaposition de certains qualificatifs : juif, allochtone (pour les Tchèques), homosexuel, cosmopolite, communiste. » Quelle personnalité étonnante ce devait être, pour composer, alors qu’il est sur le front russe en 1917, les cinq Grotesques, op. 17, ces petites pièces qui, toujours selon Michel Stockhem, « présentent de courtes séquences dansantes proches de l’univers du cinéma muet » Dansantes ? humoristiques ? On ne s’y trompe guère, et à vrai dire, on ne croirait guère à de l’insouciance, à un humour autre que jaune ou noir, et pour tout dire, nous avons même pensé au théâtre de l’absurde en les écoutant — le théâtre de l’absurde avec trente bonnes années d’avance. Il faut dire que le pianiste Steven Vanhauwaert sait y distiller l’ironie, une ironie que l’on retrouvera dans plusieurs mouvement du cycle In Einer Nacht, Träume und Erlebnisse, op. 15 de Paul Hindemith : si le début est… nocturne, comme le titre l’indique, la nuit n’est pas que le royaume du calme des premiers mouvements, mais aussi celui de l’inquiétude, voire de l’inquiétante étrangeté qu’évoquent les cinquième, sixième et septième pièces (Ziemlich Schnell Achtel, puis Sehr lebhaft, flimmernd et enfin Nervosität). Cette Nervosität ne semble pas peinte de l’intérieur, du point de vue de celui qui est nerveux, mais décrite par celui qui regarde quelqu’un de nerveux. Que dire encore des Inezie d’Alfredo Casella ? Le titre (« Inepties ») parle de lui-même… Oui, décidément, Steven Vanhauwaert a bien choisi son programme, car il excelle au sourire narquois, au regard vif. Ceci, sans doute, grâce à un toucher argentin et une absence totale de pathos, d’épanchement, même dans les pièces d’allure plus sentimentale, comme, toujours chez Hindemith, In der Art eines langsamen Menuetts, très retenu (le mot « menuet », évoquant un monde teinté d’étiquette, invitait sans doute à cette retenue). C’est cette même tenue qui fait que même les passages « grotesques », « burlesques » ont une allure ironique : c’est tendu, mais ce n’est pas déchaîné, ce n’est pas le rire gras… Il paraît qu’en lisant La Métamorphose à un de ses amis, Kafka se bidonnait, et qu’il en allait de même avec le premier chapitre du Procès, à l’écoute duquel « tous furent saisis d’un rire irrésistible, et [Kafka] lui-même riait tellement que par instant il ne pouvait continuer sa lecture. » Et Max Brod d’ajouter : « Ce n’était certes pas un rire tout à fait franc et sans retenue. Mais il l’était en partie, sans que je veuille pour autant diminuer la prépondérance des impressions inquiétantes que nous produit cet étrange univers. » On pourrait appliquer sensiblement le même constat avec ce programme : on n’est pas pris d’un rire tout à fait franc et sans retenue ; on a même bien le sentiment d’un « univers étrange »… Mais même dans des pièces plus « premier degré » comme le premier mouvement de la belle Sonate en fa dièse majeur de Raymond Moulaert — compositeur peu connu, belge, « d’une plume très élégante » écrit Michel Stockhem, et nous approuvons totalement : c’est véritablement une très belle trouvaille que cette sonate, il la faut écouter —, un rictus semble, par-ci par-là, se laisser entrevoir. Disons-le plus brutalement, plus vulgairement : on a l’impression que la musique se fout de nous, mais toujours avec l’air de celui qui, si on lui disait « tu te fous de moi », pourrait répondre, benoîtement, ouvrant de grands yeux et avec toujours un grand sourire, « mais non, pas du tout ». Et s’il y a du lyrisme — et du lyrisme, il y en a dans la sonate de Moulaert, et Steven Vanhauwaert ne le cache pas, et sa belle sonorité en exalte le plaisir —, on a tout de même l’impression que par moments, il se tourne vers nous pour nous faire signe : « eh, n’y croyez pas trop, quand même » ; même si, à la fin de l’Animato, on y croit… au début de la Rêverie, on y croit, car le plaisir du son est là, la poésie aussi… des harmonies troubles reviennent vite répandre un peu d’inquiétude, ou alors c’est le sautillement trop gentil pour être vrai des premières mesures l’Allegro non troppo vivo, enchaîné avec le mouvement lent précédent et qui vient donc l’interrompre. Bref, tout au long du programme, Steven Vanhauwaert parvient à la fois à livrer l’intense plaisir du son et à le dépasser par une éloquence acérée. Par le choix des pièces comme par sa lecture alerte, il offre ici un disque non seulement agréable à écouter, mais surtout, et c’est plus rare, extrêmement stimulant pour l’esprit.- Loïc Chahine - Le Babillard - Nov 2016

 

Il pianista belga Steven Vanhauwaert è l’impegnato interprete di questo così variato programma, particolarmente attento ed efficace nella fredda complessità di Hindemith e negli angosciati tormenti di Vierne.- Ferruccio Nuzzo, Pubblicato il 29 agosto 2016, Grey Panthers.it

 

Musik aus Kriegszeiten muss nicht düster sein. Der belgische Pianist Steven Vanhauwaert beginnt sein Programm mit einer sehr verspielten Interpretation der ‘Fünf Grotesken’ von Erwin Schulhoff, die dieser 1917 und 1918 komponierte, als er Soldat der österreichischen Armee war und u.a. in den Dolomiten kämpfte. Nichts ist hier zu spüren von der inneren Revolte des jungen Soldaten. In Paul Hindemiths neunzehnteiligem und 25 Minuten dauerndem Zyklus ‘In einer Nacht, Träume und Erlebnisse’, op. 15 (1919) haben Musikwissenschaftler impressionistische, andere hingegen expressionistische Musik gesehen. Beides trifft wohl zu in einer facettenreichen Musik, die von tiefer Melancholie zu sehr lebhaften flimmernden Passagen wechselt und mit Zitaten aus Humperdincks ‘Hänsel und Gretel’ ebenso aufwartet wie mit einem « bösen Traum nach einem Thema aus Verdis Rigoletto ». Hindemith gibt sich eigentlich sehr provokant hier, sehr ironisch auch und treibt das Ganze in einer ‘Doppelfuge mit Engführungen’, einer Kontrapunkt-Parodie, auf die Spitze. Vanhauwaert spielt dieses Stück sehr stimmungsvoll, sehr expressiv und mit einem schillernden Spiel von Farben und Schattierungen. Nach dem kurzen Dreiteiler ‘Inezie’ von Alfredo Casella folgt die Weltersteinspielung der Klaviersonate von Raymond Moulaert (1875 – 1962) einem neoromantischen Stück, das Vanhauwaert sehr evokativ spielt. Hier wie in anderen Stücken zeigt der Pianist eine große Sensibilität, die er mit einem sehr schönen Abschlag zu viel Wirkung verhilft. Nach so viel Charme und Verspieltheit erinnert Viernes düsterer ‘Poème des Cloches: Le Glas’ an das Thema der CD: Der Erste Weltkrieg. Andere Pianisten haben das Drama in der Musik in geschmackloser Art in den musikalischen Exhibitionismus getrieben. Vanhauwaert hütet sich vor solchem Interpretieren. Er wahrt eine gute Distanz und gelangt so zu einer gerade so subtilen wie wahrhaftigen Emotionalität. Steven Vanhauwaert’s program with music from the time of the First World War is varied and compelling, and Viernes Le Glas is the only really sombre music. The Belgian pianist is a very fine player, and his performances show an exquisite refinement and atmosphere.- Remy Franck, Pizzicato, August 2016

 

Un programme brillamment interprété par le pianiste Steven Vanhauwaert qui révèle par son style nerveux, précis, dénué de toute sécheresse, l’aspect secret de ces œuvres dont il se fait l’incontestable défenseur.- Michel Jakubowicz, On-Mag (FR), August 2016

 

Steven Vanhauwaert rassemble six œuvres nées dans le cauchemar de la Grande Guerre, pari osé pari réussi, car le pianiste belge nous propose ici des œuvres rares et pourtant d’un qualité assez inouïe. La moins saisissante reste la Sonate de Raymond Moulaert qui rabâche son Fauré mais me donne pourtant envie d’en savoir plus sur ce compositeur qui en pleine guerre avait apparemment quelques inclinaisons au bonheur. C’est une « Sonate de l’arrière » ! Les Inezie (qu’on peut traduire par « non-sens » plutôt que par « bêtises ») d’Alfredo Casella résonnent un peu comme un « A la manière d’Erik Satie », mais considéré dans un miroir déformant allant jusqu’à un curieux mixte entre modalité et atonalisme : les Clairs de lune d’Abel Decaux ne sont pas loin. Autrement aiguisée se révèle la plume employée par Erwin Schulhoff dans ses Fünf Grotesken où l’esprit vire à la satire : Steven Vanhauwaert ne s’y départit pas d’une fine ironie. Mais tout son art se découvre dans le chef-d’œuvre du disque, le vaste recueil de Paul Hindemith composé au lendemain de la guerre, In einer Nacht (Träume und Erlebnisse), quatorze brèves pièces d’une densité psychologique qui exige de son interprète des subtilités, un art de la tension, une compréhension parfaite de tout un sous-texte à peine esquissé parfois par un titre souvent énigmatique. Ce cahier très rarement interprété, qui montre Hindemith sous un visage quasiment inconnu – Toros Can en avait signé une belle version jadis – sera pour beaucoup une découverte. L’album se referme avec l’implacable Glas de Louis Vierne, musique pour les morts composée par un aveugle.- Jean-Charles Hoffelé, Artamag, August 2016

 

“The subversive elements of Schulhoff’s compositional imagination, fermented by his war service, are also apparent in this five-movement cycle which is played by Steven Vanhauwaert with real appreciation of its frantic and thumbing qualities.” Here again Vanhauwaert proves an excellent guide. This is a most enjoyable disc, full of a ripe variety of expressive piano music.- Jonathan Woolf - Musicweb-International nov 2016

 

Day 3 of Music and Beyond wrapped up with a recital by Montreal violinist Martin Chalifour, who has spent the past 20 years living the Hollywood dream as concertmaster of the L.A. Philharmonic. Playing a 1711 Stradivarius formerly played by Fritz Kreisler — one of three owned by the L.A. Phil — Chalifour was joined by the Belgian pianist Steven Vanhauwaert. Vanhauwaert, who has also established himself in Southern California, has serious chops, a commanding, lush tone, and was in every way Chalifour’s full partner. Chalifour’s sound is huge but never harsh, with elegant, focused vibrato and an exceptionally expressive, soft bow arm. His virile yet debonair playing makes the most of the Stradivarius’s distinctive, smoked caramel voice. Mozart’s two-movement G Major Sonata was all sunbeams and Rococo playfulness. Chalifour’s approach to Mozart is thicker-boned, even a little romantic, with old-school but judicious use of rubato and portamento. If the Mozart was a sweet amuse-bouche, Beethoven’s C Minor Sonata was the T-bone steak dinner, substantial and sustaining. Vanhauwaert is an extraordinarily compelling Beethoven interpreter, with a master-builder’s sense of architecture and an innate flair for dramatic and narrative tension. It would be worthwhile to hear him in a solo recital of late piano sonatas. The opening movement crackled with restless, electric energy, while the Adagio was meted out patiently, drop by careful drop, emotions rippling elusively over the surface. The Scherzo had bite, like someone smiling through gritted teeth. The pair became ever so slightly disunited in the finale, which they took at Grand Prix speed. But the seat-of-their-pants performance just kissed the edge without tripping over it. The highlight of the evening was Fauré’s exquisite A Major Sonata, played with soaring verve and creamy phrasing. Both musicians are perfectly chez eux in this late-Romantic French repertoire, giving it polished worldliness and heady, rose garden sensuality.- Natasha Gauthier, Ottawa Citizen, July 2016

 

Les deux interprètes semblent beaucoup s’amuser. L’interaction entre les deux musiciens est parfaite, jusqu’à la jolie pirouette finale. Le CD conclut, non par une dernière sonate, mais par un bref nocturne de Lili Boulanger, au lyrisme gentiment balancé, et qui contient une petite citation du Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy. Toutes ces pièces, fort peu connues, sont parfaitement défendues par le duo Guillaume Sutre & Steven Vanhauwaert, pour qui le monde feutré de la musique de chambre ne semble conserver aucun secret.- Bruno Peeters, Crescendo Magazine, Nov 2015

 

Leur interprétation d’une grande fraîcheur et d’une intensité prenante rend ainsi hommage à trois compositeurs et une compositrice qui méritent amplement de sortir de l’ombre dans laquelle ils sont trop souvent injustement confinés.- Michel Jakubowicz, OnMag, nov 2015

 

« Dispersion ». HORTUS 719. TT : 73’28. Un album qui porte bien son nom « Dispersion » attestant ainsi de la variété des différents courants esthétiques musicaux coexistant en cette période troublée de la Grande Guerre où le conflit mondial majore sans doute la création artistique et la multiplicité des témoignages. Certains compositeurs utiliseront un langage regardant, avec nostalgie, vers les temps plus anciens, d’autres useront d’un discours résolument moderne tourné, avec espoir, vers l’avenir. Certaines œuvres n’ayant finalement que peu de rapport avec la guerre, d’autres à l’inverse portant un vibrant aveu de détresse exprimé par des musiciens touchés dans leur chair comme Louis Vierne. Véritable mosaïque qui parle de l’homme face au conflit, ce disque regroupe cinq compositeurs. Erwin Schulhoff (1894-1942) dont les Fünf Grotesken (1917) se présentent comme un court manifeste anti-romantique écrit par un compositeur profondément engagé dans la modernité musicale et politique. Paul Hindemith (1895-1963) compose ses Träume und Erlebnisse au lendemain de l’armistice et tente, ici, d’établir un nouveau cadre créatif, orientation que son œuvre à venir confirmera plus tard avec éclat. Alfredo Casella (1883-1947) écrit le petit triptyque Inezie en 1918, portant des stigmates ravéliens tout en témoignant de ses importantes recherches entamées avant guerre. Raymond Moulaert (1875-1962) est une découverte, sa Sonate semble hors du temps, charmante comme oublieuse de la guerre. Saint-Saëns, Fauré, Debussy y apparaissent en filigrane. A l’inverse Le Glas de Louis Vierne (1870-1937) exprime toute la souffrance du deuil et la déploration d’un homme marqué au plus profond de sa chair par la mort de son fils au front. Encore un bel album de cette intéressante collection à qui l’on doit nombre de découvertes et curiosités, comme toujours magnifiquement interprétées : Steven Vanhauwaert ne déroge pas, ici, à la règle. A découvrir absolument !- Patric Imbaud - Education Musicale - France - Nov 2016

 

Vanhauwaert is a cool customer at the keyboard. … his impressive clarity and sense of structure — to say nothing of a monster technique — provided an often startling immediacy to all his sure fingers touched.- Mark Swed, L.A. Times, 2009

 

Une nouvelle publication du label Hortus entrant dans la collection « Les musiciens et la Grande Guerre » dont le présent album constitue le XIIe opus. Un ensemble de sonates pour violon et piano, peu connues là encore, où le chant intime et saisissant du violon exprime avec dignité et retenue les douloureux souvenirs de la Grande Guerre. La magnifique Sonate pour violon et piano Op. 27 de Hans Pfitzner (1869-1949) porte, avec nostalgie et comme un regret pour l’éternité, l’héritage du romantisme allemand. La très mélancolique Sonate « Gallipoli » de Frederik Septimus Kelly (1881-1916) fut écrite sur le front turc en 1915, dédiée à la violoniste hongroise Jelly d’Aranyi qui inspira également Bartók, toute empreinte de délicatesse, elle développe une cantilène aux accents gitans, avant de se conclure sur une marche. Frederik Septimus Kelly trouva la mort une année plus tard lors de la bataille de la Somme en 1916. Composée entre 1912 et 1915, la Sonate Op. 3 de Georges Antoine (1892-1918) est directement inspirée des temps de guerre : passionnée, tendre, énergique, originale, sombre et brillante à la fois, elle se termine en un finale rhapsodique fougueux sur un thème développé dans les tranchées par le compositeur belge. Le Nocturne (1911) de Lili boulanger (1893-1918) conclut ce splendide album sur une note d’espoir ouvrant la voie au modernisme qui marquera le XXe siècle musical. Un album original, émouvant, et une interprétation d’une rare qualité qui font de cet album, à la fois, un document discographique et un moment de pur bonheur malgré la gravité du propos. Indispensable.- Patrice Imbaud - Education Musicale - France - Dec 2015

 

 

l’Archet si pur qu’y fait chanter Guillaume Sutre clot un disque magnifique qui ose 4 oeuvres rarissimes où le piano de Steven Vanhauwaert met des passages subtilement brossés.- Jean-Charles Hoffelé, ArtaMag, Nov 2015

 

Très virtuoses, les interprètes Guillaume Sutre (violon) et Steven Vanhauwaert (piano) mettent en valeur, par leur jeu sobre et expressif, le nocturne (1911) de L. Boulanger et une sonate de chacun des trois autres musiciens, composée en 1912 (G. Antoine), 1915 (F.S.Kelly) et 1918 (H. Pfitzner) – À la fois accompagnateur et soliste, le pianiste met en valeur les thèmes de chaque instrument, répondant à la perfection à son comparse violoniste. – Les deux interprètes respectent à la lettre les vœux de Pfitzner, offrant tout leur talent à cette riche partition. – Par leur talent musical, la justesse des parties de violon et la complémentarité parfaite du piano, la fluidité contrastée du message, passant avec élégance du plus grand calme à l’explosion dramatique, les interprètes, mis en valeur par une prise de son d’une grande pureté, contribuent à restituer cette musique de qualité et à la faire aimer.- Flore Estang, Musicologie.org. Jan 2016

 

With his marvellous interpretation of the masterpieces by Chopin, Schubert, Schumann and Liszt, Mr. Vanhauwaert displayed innate musicality and and a superb devilish technique. His personal introduction to every piece in the program revealed a thoughtful and intelligent musician. The piano devil truly won the hearts of the sold out music crowd in Qingdao.- Qingdao Culture, China, June 2010

 

His youthful appearance belies a confident ease at the keyboard and makes his graceful power all the more surprising. Vanhauwaert was reviewed here recently after an astonishing performance at Santa Monica’s Jacaranda.- Nancy Cantwell, Times Quotidian, May 2013

 

The program as played by Walz and Vanhauwaert was one of the most surprising and revelatory of the season.- Ted Ayala, Crescenta Valley Weekly, May 2015

 

After intermission, the Dvořák Piano Quintet experienced an infusion of blazing energy, thanks to the piece itself and to the presence of pianist Steven Vanhauwaert. Vanhauwaert is a marvel. Possessed of dazzling fingers and an innate musicality, his contributions are invariably clean, crisp and to the point. He played well off of the other instruments, supported where appropriate, and took the spotlight with elan when called upon.- Jim Ruggirello, Gazette, May 2015

 

There were two revelations at Le Salon de Musiques’ “La Belle Époque,” the seventh concert of its fourth season: Pianist Steven Vanhauwaert and Ernest Chausson’s Piano Trio in G minor Op. 3. … I have never seen and heard at a salon piano playing as transplendent as that of the indefatigable Mr. Vanhauwaert. Certainly he had the heaviest burden as he performed in all nine pieces, but his clarity, restraint, thoughtfulness, tone, character, and unencumbered fingerwork kept me spellbound. … Vanhauwaert executed the rich and virtuosic piano writing beautifully.- Tony Frankel, Stage and Cinema, April 2014

 

Steven Vanhauwaert playing the upper half of the keyboard (most of the time) and Danny Holt performing at the piano’s Bass end, gave a tumultuous rock and roll performance that brought the house down. They made the piano rage, shout, sigh and cry with mystical longing. They readily achieved the furor and freshness that audiences felt when they witnessed Stravinsky and Debussy at the piano performing this iconoclastic work. This stunning piano version of Stravinsky’s masterpiece, coming at the end of a long evening, was worth waiting for.- Ahdda Shur, The Examiner, February 2013

 

… Zuvor hatten Eliah Sakakushev, Caroline von Bismarck und Steven Vanhauwaert das monumentale Klaviertrio a-moll op.50 Èlegiaque“ von Peter Tschaikowski präsentiert. Es ist im Gegensatz zu der unterdrückten Dramatik des Klavierquintetts von Schostakowitsch ein Höhepunkt elegischer Stimmungsmalerei in der romantischen Kammermusik. Die drei Künstler konnten ihre Ausdrucksfähigkeit in allen Stimmungsbereichen, vom Ele- gischen über Verspieltes bis hin zum Grandiosen, unter Beweis stellen und bekamen ebenfalls sehr viel Applaus- Ulrike Langer, Fränkisher Tag, July, 2013

 

…Belgian pianist Steven Vanhauwaert, a superb performer, opened [with] Copland’s Sonata for Violin and Piano, a lovely statement to the purity of Copland’s writing…- Cathalena Burch, Arizona Daily Star, November 2008

 

Rachmaninoff sonata occupies a place among the great cello sonatas of Beethoven and Brahms even though it is technically a sonata for cello and piano. The piano is equal to the cello, and, as one might guess about a work for piano by one of the great piano soloists of all time, the piano part is extremely difficult. Vanhauwaert not only handled the technical demands with apparent ease and aplomb, the timbre of his playing perfectly matched that of Walz’s cello. His playing evidenced both technical skill and remarkable musicianship.- Henry Schlinger, Culture Spot LA , May 2013

 

…breathtaking…a ballet of bodies and fingers working in perfect unison to spectacular ends.- Nancy Cantwell, The Times Quotidian, April 2013

 

…Antonio Lysy partnered with equal grace on the piano by Steven Vanhauwaert, both artists created a mood, enunciating the austere and spiritual essence of Bach’s work, before changing over to the robust and romantic style of the Schumann piece. for the USA premier of Scharwenka’s Piano Quintet om B minor, they together a first-rate ensemble, consisting of international and nationally recognized musicians: Gullaume Sutre, 1st violin, Searmi Park, 2nd violin, Helen S. Callus, viola, along with Antonio Lysa, cello, with Steven Vanhauwaert on Piano. These great artists gave an impassioned, committed and flawless performance of Scharwenka’s gorgeous music. The piano’s role was mainly supportive, with some beautiful solo moments in the Adagio of the 2nd movement, played with consummate musicianship by pianist, Steven Vanhauwaert.- Ahdda Shur, The Examiner, January 2013.

 

Vanhauwaert’s performance of Mozart’s concerto KV 482 was, quite simply, a joy to hear. Playing on a Shigeru concert grand piano, the soloist’s fingers seemed to dance across the keys. Probably the most notable characteristic of Vanhauwaert’s playing was his sense of rhythm and timing. He was not afraid to use silence to his advantage, especially in the cadenzas. Though some passages appeared to be nonstop notes, he flew through them steadily and gracefully, with no sense of repetition.- Keila Huss, Daily Breeze, November 2010.

 

The winner of the 2004 International Franz Liszt Piano Competition made his China debut at the National Center for the Performing Arts (NCPA) Tuesday evening, dazzling the audience with his talent and good looks.- Chu Meng, Beijing Today, China, June 2010.

 

…two dazzlingly young pianists — Steven Vanhauwaert and Danny Holt — to exhibit something of Liszt’s flamboyant keyboard side.” “…what fun the virtuosity of Vanhauwaert and Holt.- Mark Swed, LA Times, April 2011.

 

…superbly accompanied by pianist Steven Vanhauwaert’s delicately calibrated touch. … generated an alternately poetic and earthy intensity, never losing the work’s propulsive rhythmic impetus. The pianist’s clarity in playing softly (the piano lid remained open) blended sensitively into the opulent fabric created by his partners.- Rick Schultz, LA Times, February 2012.

 

Steven Vanhauwaert, sensitively varied tone and dynamics for all three works. Vanhauwaert’s effortless technique, well balanced tones and emotional power were especially evident in Chopin’s music as he partnered Shulman’s elegiac performance.- Ahdda Shur, The Examiner, April 2013.

 

Taking the wheel for Picker’s “Old & Lost Rivers,” Vanhauwaert displayed his precise control amid the ebb and flow of wandering melodic lines, which ended with a deliberate whisper. Joining forces, Vanhauwaert and Holt treated the audience to a performance of Satie’s provocative “Parade,” an absurdist ballet originally created with Pablo Picasso and Jean Cocteau. In slapstick comedy argot, Satie (along with Holt and Vanhauwaert) took the powder and left the listeners holding the bag. Fortunately, the audience was amused. At intermission audience members couldn’t stop talking about the Parade.- Sean Fitz-Gerald, LA Magazine, June 2012.

 

Scharwenka would probably be too busy keeping his head from spinning in delight over the superb polish, technique, and expressive nuance of the Salon de Musiques musicians. Had you never been told that this was a US première, you would likely have thought that the Piano Quintet was an old friend of these musicians. I’m not sure how much time the musicians had to live with the Scharwenka. It doesn‘t really matter. The players – Guillaume Sutre (first violin), Searmi Park (second violin), Helen S. Callus (viola), Antonio Lysy (cello) and Steven Vanhauwaert (piano) – utterly conquered this rich score. The playfulness at certain points, the exhilarating sense of risk – all of these were hallmarks of musicians for whom the score had ceased to be merely notes to be memorized, and had become flesh of their flesh.- Ted Ayala, Bach Track, January 2013.

 

The evening concert that then followed provided a satisfying and truly memorable conclusion to the conference. In the first half, Vanhauwaert performed Ullmann’s Piano Sonata No. 7. Like many others in the audience, I had heard the sonata several times before but never in such a riveting and persuasive interpretation.- Julianne Brand, The Orel Foundation, Jan, 2013

 

The Poulenc was lovely…the Fauré was magnificent — a true and confident conversation among the instruments…- Marc Porter Zasada, L.A. Opening Nights, Feb 2012.

 

…Steven Vanhauwaert and Danny Holt created a sensation at Jacaranda in their four-hand version of Stravinsky’s Rite of Spring. … performed impressively.- Rodney Punt, LA Opus, May 2011.

 

…Pianist Vanhauwaert’s nimble fingers and light touch, with the added grit and energy from Tsan’s cello were the perfect foil for Stanislav’s piquant violin… Pantoum Trio achieved beautiful balances in the Schubert, highlighting its gentleness. In the Mendelssohn, Vanhauwaert’s sparkling keyboard clarity and startling glissandos only enhanced the determined playing by Stanislav and Tsan. The after-intermission Ravel, given the French composer’s Asian or Chinese garden inspired harmonies, kept the afternoon chamber performance keenly sharp.- Bill Peters, Peters Music News, Sep 2012.

 

…remarkable… Vanhauwaert and Robson could give such exuberant and sensitive accounts of both scores. Mozart’s robust, inventive Sonata became a perfect vehicle for these superb pianists, whose resonant ensemble playing sounded like a mini-orchestra. They conveyed a galloping energy in the work’s outer movements. The pianists gave an uninhibited, richly sonorous reading of Rachmaninoff’s enjoyably florid neo-Romantic early Suite. The performance was capped off by their joyously pealing bell effects in the “Russian Easter” finale. … Sunday’s piano-duo recital was really buzzing.- Rick Schultz, LA Times, May 2011.

 

…Vanhauwaert and Holt tore into this piece like furies, undeterred by daunting challenges. It was a performance at turns propulsive and precise, aggressive and tender. What aplomb these two demonstrated!…- Rodney Punt, LA Opus, April 2009.

 

…He mastered it completely. He made the most difficult passages look effortless. Arpeggios and running notes on the piano were played with great clarity of tone. The pianist never overshadowed the string players, so that all three voices were heard clearly. In this performance there was superb ensemble work”. “… demonstrated superb musicianship throughout, and each musician listened to the other, creating true chamber music at its best.- Nancy O’Connell, Independent News, Nov. 2008

 

Steven Vanhauwaert, 26 ans, reprend ensuite les choses en main avec une Ile de feu de Messiaen tres maitrisee et un Chopin rapide et elegant. Debussy n’en revele pas moins un musicien inspire et imaginatif, impression confirmee avec la sonate No. 4 de Scriabine, dotee, en finale, d’une extraordinaire energie.- Martine D. Mergeay, La Libre Belgique, May 2007.

 

…incredibly talented young artist Vanhauwaert performed several works by Liszt. His beautiful performance of the Transcendental Etude Nr. 12, Chasse-Neige provoked standing ovations, which lead to a very sensitive encore by Schumann. Hats off.- Ferenc Czene, American Hungarian Journal, Feb. 2005.

 

…All I know for sure so far is that musicians I have come to trust and admire: Jacaranda’s Denali Quartet plus the pianist Steven Vanhauwaert have given the work a serious and devoted performance…- Alan Rich, LA Weekly, 2008.